mirage

 

Quand je caresse ma page comme tes fesses,

Le geste est lent et digne, exquise déesse,

Je la regarde avec délice ou bien rudesse,

L'envie me prend de l'honorer de mes prouesses.

 

Je tiens mon crayon comme tu tiens mon pénis,

Dans ma main ou dans ma bouche, avec malice,

En quête d'inspiration, l'ombre d'une esquisse,

Ou que mes mots prennent la forme de tes cuisses.

 

Je dévoile mes fantasmes sans artifice,

Comme tu l'as fait avant-hier avec adresse,

Quelle gourmandise : remplir tes orifices,

Je t'écartèle pour faire de toi ma diablesse.

 

Texte : Papillon

Photo : P.H Corine