Printemps

 

Changer les draps du lit pour en ôter les larmes,

Secouer la couette, épousseter les souvenirs,

Les regarder s’envoler par la fenêtre ouverte

Sur le monde qui s’agite et l’avenir incertain.

 

Emportés par le vent, nos matins partagés,

Nos rires insouciants et nos baisers coupables.

Tempête sur nos réveils, nombreux et capricieux,

L’un pour ou contre l’autre, toujours présents.

 

Étreintes, sans lendemain, au goût dément,

Rien ne retient nos envies folles, nos mots de trop,

Nos gestes déplacés ou nos regards gourmands,

Qui disparaissent dans la brume d’un jour nouveau.

 

Papillon

Crédit photo : Corine Perséphone