22 mars 2014

Gabriel

Gabriel

 

Un jour, ses mots m’ont fait trébucher alors je l’ai dévoré.

D’emblée, le courant est passé et je me suis attachée.

Esprit trouble-fête, bourlingueur passionné, jamais il n’arrête,

Son âme me dénude tandis que ses mots m’entêtent.

 

Confusion… il m’a défeuillée alors que je croyais m’être parée.

Entre mes lignes, il me devine, il me jauge, je frissonne…

Je fonds, délicate inquisition, ses caresses, ses baisers résonnent

Comme le miroir qui me renvoie le reflet de ses promesses…

 

Mes ardeurs s’animent, je me délecte d’avances, c’est l’enfer !

Attisée, je suis brasier, je me raisonne mais il me hante,

Il me sonde, il m’explore, insolent, voyeur mais pas vulgaire.

Je m’offre, soumise, sous des désirs qui frôlent l’indécence.

 

Devant l’écran noir, de mon côté, je me surprends à espérer

Qu’un jour peut-être, il donnera vie à ces fantasmes interposés.

En attendant, je regarde le clavier où mes mains restent posées,

Electrisées… Gabriel ! S’il te plaît, sois comme mes rêves, réalisé...

 

Papillon

Crédit photo : Corine Perséphone Autoportrait "Rouge sang et battement d'Elle"

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07 mars 2014

Papillon de nuit

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Mon monde est de tombes, chaque seconde,

Car il n’y a que la mort qui me dit que je vis…

Elle me fait peur, l’immonde amie ! Les années rient :

Lugubres, jolies, comme au loin le glas qui sombre.

 

Les heures violent mes humeurs nauséabondes,

Le trépas suit l’ennui : sans moi, tu es partie…

Dans la fosse, là-bas, ce n’est pas moi qui gis,

Au bord du gouffre, encore une fois je prends vie.

 

L’enfer d’où je viens ne tue pas : il atrophie !

J’ai fuis le mal pour trouver deuil et nuit : merci !

C’est entre les murs de la douleur que je vis :

Il n’y a que là que ma réalité jaillit…

 

Modèle et texte : Papillon

Crédit Photo : Corine Perséphone

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02 mars 2014

Bienvenue aux Enfers

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Sur les rives du Styx, dans la brume épaisse du rivage, je découvris une âme perdue.

 

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Je n’ai jamais rien connu d’autre que le Styx… ou alors je ne m’en souviens pas,

et jamais personne ne s’était aventuré jusqu’à moi aussi tranquillement

que celle qui se tenait là en cet instant… Je connais les Hommes et je ne les aime pas…

seules peuvent rester sur les rives du fleuve les âmes perdues,

coléreuses et salies par des péchés dont je me nourris.

Je fouille dans les entrailles de leur esprit et je donne vie,

pour leur plus grand malheur, à tout ce qu’ils ne veulent pas voir,

à tout ce sur quoi ils ferment les yeux… mal-être, haine, colère… Quel délice…

J’avançais doucement…

 

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Sortant du brouillard qui la masquait, l’être, mû par la curiosité, s’approcha,

tantôt craintive, tantôt intimidante. Je lui tendis une de mes plumes pour l’apprivoiser,

petite plume rouge que je détachais de mes ailes fraichement poussées.

 

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Que cherche-t-elle dans le cercle des enfers, aux abords de mon domaine,

à la limite de ma haine, de mes chaînes ?... Qu’a-t’elle là ?... Essaierait-elle de m’apprivoiser ?...

Elle se trompe : c’est elle, mon jouet…

Il me faut un bout d’elle… pour la célébration… !

 

 

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Elle s’en empara d’un geste vif et la déposa dans ses cheveux

avant de reculer doucement dans sa tanière pour y disparaître.

J’attendis, immobile, mes ailes sagement repliées dans le dos.

Quelques minutes plus tard, elle réapparut menaçante, le regard fou et armée d’un pic.

Je fus témoin alors d’une chose étrange. J’hésite encore aujourd’hui, au souvenir de cette scène.

Une sorte de danse, de rituel aux pas et gestes compliqués dont la signification devait être connue d’elle seule.

Elle avançait, reculait, arme brandie vers moi, pointée sur elle, criant, chantant…

elle semblait habitée par une puissance supérieure.

 

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Je fis appel à l’esprit des morts et à celui des condamnés ;

je les implorais de venir à moi maintenant et, contrariés, ils devinrent menaçants, imposants…

ils m’envahirent avec force, prenant possession de ma chair,

déchirant mon être dans une explosion d’âmes tourmentées. C’est alors que je la vis vraiment.

Présence lointaine et calme dans la désolation, elle m’appelait ; je me drapais de ses noirceurs…

et je sus que la hanter ne ferait pas naître sa folie mais la mienne.

Nées dans les mêmes douleurs, nous avions eu les mêmes peurs et subi les mêmes tempêtes.

C’était étrange de me perdre en elle, pour elle…

Elle  voyait en moi mieux que je ne pouvais le faire, reflet de ma tempête… Horreur !

 

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Captivée par ce rituel, je réalisais que des stigmates sanglants étaient apparus sur son corps…

son corps si blanc au sortir de la brume était à présent couvert de sang !

Plus la danse progressait, plus le sang abondait et plus elle semblait possédée,

se tailladant le bras, la jambe ! Comme dépitée, elle jeta son pic pour saisir un scramasaxe,

tout en psalmodiant des sons étranges.…

 

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Une révolte sourde grondait en moi. Je hurlais pour lui signifier ma surprise et ma peur

en lui jetant ma colère au visage à grands cris, que je puisais dans mes propres profondeurs.

Impuissante à l’enliser dans sa détresse, je me laissais emporter par la brume et mes propres cauchemars…

 

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Un autre rituel commença, plus posé.

La brume semblait faire partie de ce cérémonial, la masquant à mes yeux,

le temps de lui infliger de nouvelles blessures. J’imaginais des lames tout autour d’elle,

infligeant des sévices à ce pauvre hère.…

Elle s’effondra, inerte et ensanglantée.

Dans un ultime soubresaut, elle se redressa, tenta de se trancher la tête

puis jetât ses armes pour se baigner dans son sang.

Son expression changea, une foule d’émotions défila sur son visage : terreur, peur, haine, culpabilité, horreur, souffrance…

Quel drame venait-elle de revivre ? Combien de fois serait-elle obligée de vivre ces événements ?...

 

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Elle m’avait marquée et hanterait jusqu’à mon ombre... !

Non, elle n’en n’avait pas le droit !... Je suis la désolation de l’existence !

Tout ce qui meurt vit en moi… La souffrance m’appartient… !

Va, pars, tu n’as rien à faire là-bas…  je t’en prie, viens avec moi…

 

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Épuisée, implorante, elle se tourna vers moi pour un dernier appel au secours et s’effondra à mes pieds.

Impuissante à lever sa malédiction je m’éloignais doucement. J’étais déjà loin quand elle bougea.

Je la vis lécher ses plaies, repartir sur la pointe des pieds pour disparaitre,

comme avalée par les brumes du fleuve infernal…

Qui était-elle ? Qu’avait-elle fait ? Je n’avais été témoin que de son supplice, ici, sur les rives du Styx,

juste devant la bouche du Tartare…

  

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Elle partie comme elle était venue, silencieuse, me laissant à mes inquiétudes et mes châtiments…

Survolant les eaux boueuses des marécages, enveloppée de mystère,

ses ailes laissaient derrière elle une traînée couleur sang…

Morte-vivante au cœur de l’hadès…

 

Papillon et Corine Perséphone

Crédit photo : Corine Perséphone

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01 mars 2014

Chimère sur ma nuit...

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 Je pense à lui depuis l’autre nuit, rendez-vous clandestin

Que j’avais noté dans un coin discret de mon calepin…

J’attends, sagement, un mot, un signe de lui… mais rien,

Rien que l’insupportable silence entre mes murs gris…

 

Je m’endors ; sa main dans la mienne m’entraîne : « Viens… ».

Nos envies prennent vie le temps d’une passion sans frein,

L’évidence du désir nous étreint, portée du soir au matin :

Ivresse. Rien ne compte plus que les caresses de ses mains…

 

Soupirs dès l'aube, souvenirs de nos brûlantes étreintes...

Je me lève sans entrain, traînant mes chagrins quotidiens.

Il n’y a plus rien… juste le pli des draps sur lesquels j’ai dormi

Et mon besoin de lui pour égayer mes jours de pluie…

 

Papillon

Crédit photo : Corine Perséphone

Bijoux : Les Friandises

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10 février 2014

Nathalie

Nathalie

 

 Danser sous la pluie, célébrer la vie,

Le ciel est triste : mon cœur aussi,

Jour de deuil… Une femme, une sœur,

Des larmes sur le cœur, mon amie.

 

Je suis là sans y être, je suis seule

Dans un monde où rien ne compte

Sinon l’amour et la douleur…

Mes sens résonnent, émotions…

 

Les heures s’enchaînent, les pleurs aussi

Où se mêlent des rires… à ton souvenir.

Étranges jours de pluie… même sans toi,

Ils ont toujours autant de couleurs…

  

Papillon

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09 février 2014

L'étrangère

l'etrangère

 

 Sans rien dire, elle le regarde.

Ses cheveux lui donnent un air volage,

Son chapeau couvre une maîtresse,

Annonce d’une étreinte désirée.

 

Sans rien dire, elle l’écoute.

Son rire desserre son corsage,

Ses gestes révèlent une faiblesse,

Signe d’une émotion inavouée.

 

Sans rien dire, elle l’embrasse,

Son baiser cèle ses bavardages,

Son souffle dessine une caresse,

Présage d’un plaisir partagé.

 

Sans rien dire, elle l’aime,

Ses lèvres le réclament en partage,

Son sourire libère une ivresse,

Prélude d’un délice recherché.

 

Papillon

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22 janvier 2014

Confidences

Confidences

 

Rigides, sans cœur, ils tendent les bras,

Un verre puis deux, je ne compte plus.

Rouges de saveur, c’est bon pour ce soir,

Quelque soit le nombre, je les ai bus.

 

Ils se ressemblent tous en millilitres,

En couleur, en forme, ou en saveur ;

Qu’importe leur teneur tant qu'ils filtrent

Mes tristes pleurs et mes coups au cœur.

 

Ce sont les seuls à qui je peux tout dire :

Mes douleurs et mes larmes ; confessions.

Sans crainte d’être jugée, je leur confie,

Heure par heure, mes humeurs accordéons.

 

 Papillon

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01 décembre 2013

Perséphone, Reine des enfers

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Je venais de me faire plaquer par l’homme que j’aimais lorsque je l’ai rencontrée.

Je n’avais jamais été douée pour les histoires d’amour.

La tristesse m’accablait. J’acceptais difficilement ce qui s’était passé.

Alors je traînais. Sur Internet principalement. Mon monde, mes amis, se résumaient à ça : Internet. Un monde virtuel, inexistant. Toutes les rencontres que j’avais faites ces derniers temps étaient éphémères. Ephémères parce que virtuelles. Peut-être, pensais-je, que j’en souffrirais moins si je restais maître de ces rencontres qui n’en n’étaient pas tout à fait, en fait… il est doux, parfois, de se bercer d’illusions.

J’errai donc de blogs en blogs pour passer le temps et noyer ma peine par la même occasion d’une autre manière que par les larmes. Je cliquais, je cliquais, et de blogs en blogs j’atterris sur celui de Perséphone.

Un peu sombre, il était question de douleurs, d’acceptation, de soumission, et parmi tout ça, malgré tout, transperçait l’amour. L’amour dans le don de soi, dans l’humiliation, dans la condition. Une condition de soumise qui non seulement y trouvait l’épanouissement mais aussi l’amour. L’amour dans la douleur. Voilà qui me plaisait.

L’amour, j’en revenais, la douleur, je connaissais. De plusieurs manières. Celles que j’avais subies et celles que je voulais accepter, que j’avais acceptées avec cet homme qui venait de me laisser tomber.

J’avais un gouffre à la place du cœur.

Je commençais à lire les billets postés directement de l’enfer et je découvris, au fil de mes lectures, une femme assez exceptionnelle. Je ressentais ses fêlures comme ses coups de cœur et le tout me laissait une impression assez étrange mais familière. Plus j’étais attirée par son monde, plus je l’enviais. Elle avait l’air d’avoir trouvé une sorte d’équilibre. Mais fragile, elle l’était.

Je laissais par ci, par là, des commentaires, je libérais mes douleurs de cette manière.

Je crois avoir lu tout ce qu’elle a posté.

Je me disais qu’il me serait impossible de devenir un jour amie avec elle.

Je n’avais pas besoin de sa compagnie mais elle me touchait. Pourtant, elle était éphémère puisque virtuelle. J’étais passée par chez elle, j’avais laissé mon empreinte mais elle était bien au-dessus de moi : je me sentais petite à côté d’elle.

Et puis, surprise : elle me demanda en contact sur MSN. Bien sûr, j’acceptais ! J’étais aux anges : enfin quelqu’un qui s’intéressait à moi, de quelque manière que ce soit. C’est elle qui avait fait la démarche. Jamais je n’aurais osé, de peur de déranger.

Nous discutâmes alors un peu chaque jour, jusqu’à nouer un semblant de lien. Nous avions, plus ou moins les mêmes douleurs, les mêmes blessures à l’âme, la même vision des choses. Mais je revenais de loin et je la considérais un peu comme un mentor. Je gardais pourtant en tête le fait qu’elle pouvait très bien décider de disparaître du jour au lendemain. Le net est éphémère…

Un jour, peu de temps après notre rencontre virtuelle, nous nous sommes téléphoné. J’étais extrêmement intimidée parce que j’ai toujours eu plus de facilité à l’écrit qu’à l’oral. Je craignais de passer pour une idiote, incapable que j’étais d’aligner deux mots ayant du sens. Du moins était-ce mon impression.

Mots après mots, nous décidions de passer ensemble le réveillon du 1er de l’an. Elle ne faisait rien, moi non plus. C’est ok, j’irai donc chez elle.

Lorsque j’arrivais, je me sentais gauche en toute chose. Je me demandais comment cette femme avait pu me trouver suffisamment intéressante pour m’accueillir dans son foyer quelques jours. Je tentais de faire bonne figure, de donner l’illusion de quelqu’un qui avait confiance en elle et qui savait très bien ce qu’elle faisait. J’en étais loin mais mes efforts ont dû faire illusion. Je ne sais toujours pas aujourd’hui ce qu’elle a bien pu penser.

Au bout de deux jours, je m’y trouvais bien. Enfin… presque. Je ne me sentais ni jugée, ni rejetée, et c’est tout ce dont j’avais besoin. Il faisait bon, aux enfers…

Le jour du réveillon, nous étions trois. Je connaissais virtuellement la troisième personne qui se trouvait là et le fait de la voir réellement me fit rêver. Peut-être qu’il me serait  possible de réaliser mes rêves finalement… tout semblait être possible.

Nous voilà tous trois partis à discuter, à boire, à danser… ces quelques jours resteront gravés dans ma mémoire.

Le lendemain soir, nous nous retrouvâmes seules toutes les deux. Des goûts communs nous rapprochâmes encore un peu plus, des coupes de champagne firent le reste et c’est dans son lit que je finis ma nuit.

Aujourd’hui, je suis heureuse de compter Perséphone, Reine des enfers, parmi les êtres qui me sont chers. Elle est plus qu’amie, elle est… une partie de ma vie, un bout de moi, un être qui me ressemble avec une sensibilité qui ne pouvait me laisser indifférente.

Merci…

 

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23 novembre 2013

Nous deux, encore une fois...

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Je me suis assise à côté de toi, là,

Et j’ai épanché mon âme mille fois.

Nous avons ri de nos pleurs, de nos erreurs :

C’est bon de se trouver au creux de ton cœur.

 

Dans ton voyage, je te sens, je t’entends.

Tu me parles bas, tu fais des confidences…

Je dis les regrets que tu connais déjà

Et te souffle la nature de mes joies.

 

J’ai la phobie des jours qui restent sans toi.

Huit ans maintenant… j’ai tant rêvé de ça :

Te dire mon émoi, mon amour, ma peine…

J’aimerais t’appeler et te dire « je t’aime ».

 

Tu es venue le chercher ? Un bel adieu :

L’accueillir à bras ouverts devant les cieux.

Aujourd’hui, tu es là, ce n’est pas pour moi.

Laisse encore... je l’aime autant que toi, tu vois…

 

C’est arrivé une fois. Tu étais là, puis rien….

Cachée à l’intérieur, tout contre mon sein,

Une fleur en bouton qui vire à l’écarlate,

Qui m’envahit, qui me noie mais ne tue pas.

 

Maman, j’ai toujours besoin de toi parfois.

Près de moi, tu es ma profession de soi.

Je te parle au pluriel, parce que tu es « ailes »,

Mon trésor, mon domaine, ma mère, mon soleil. 

 

Papillon

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19 novembre 2013

La Favorite

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Elle est pâle comme la lune quand je la regarde.

Sans honte, elle s’élève droite et nue devant moi.

J’imagine les couleurs que je pourrais lui donner

Si je lui faisais partager mes idées libertines.

 

Son innocence me retient quand je suis avec elle.

Je n’ose poser ma griffe de peur de la salir

Jusqu’au moment où, à trop vouloir me tenter,

Elle plie sous ma volonté et se laisse entraîner.

 

Sa silhouette se dessine au gré de ma fantaisie,

J’anime ses courbes, je modèle mes envies,

Des lignes naissent et trahissent le désir

D’avoir mes humeurs couchées sur le papier.

 

Papillon

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