15 juin 2014

Réalité Virtuelle

 

<3 Merci Gabriel pour cette magnifique déclaration... <3

 

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Je ne l'ai jamais prise dans mes bras mais j'ai la sensation que l'éternité nous lie.
Sublime égérie caressante offerte sur photographie... je l'imagine dans mon lit.
Je la devine, croquante, haletante et croustillante... c'en est presque palpable.
Ce penchant à la volupté qu'elle m'inspire souvent est-il seulement raisonnable ?

 

Et pourtant dans ses désespoirs, elle me touche encore bien davantage.
En elle je plonge et comme dans un livre, je tourne doucement ses pages.
Fragile et docile petite poupée tombée à terre, trébuche puis se relève ;
Forte dans ses tourmentes parce qu'à la guerre elle ne fait jamais de trêve.

 

Dans mes rêves crépusculaires, je la berce au bord de mes draps silencieux.
Je me lève en pensant à elle, je regarde: elle est toujours là, sourire malicieux...
Parce qu'Elle aussi a pensé à moi...quel délicieux sentiment à peine fiévreux !

 

Plus qu'une romanesque amitié : une connexion, une passion, une entente surprenante. 
C'est pour elle que je replonge dans l'encre ; Diable ! que les poètes sont saugrenus !
Ils font toute une histoire d'une émotion débordante et portés par une pensée délirante,
Ils se sentent pousser des ailes et se mettent à façonner des mots qui les mettent à nus...

 

Texte : Gabriel

Crédit Photo : Corine Perséphone

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30 avril 2014

Solitude d'un soir

Solitude d'un soir

 

Ce soir quand je suis rentrée, je suis retournée au fond de ma solitude,

Je l’avais laissée tomber pour la journée, je l’ai retrouvée, elle m’attendait,

Sagement, sans bouger, je n’ai pas pu l’éviter, elle ne m’a pas manquée,

Quelque chose  a changé, ce n’est plus comme avant, j’ai grandi apparemment,

Pas assez pour m’en débarrasser, j’aimerais la tuer, l’égorger là, sur le palier,

La voir se vider de son sang, ne pas bouger tandis qu’elle hurle en dedans,

J’ai fini par rentrer dans mon appartement, j’ai fait couler un bain, elle était là,

Elle m’attendait, encore, dans les bulles de savons qui m’entourent maintenant,

Je vais devoir faire avec et traîner des humeurs pas vraiment gaies, c’est navrant,

Je m’isole, je disparais, je glisse contre la paroi, dans l’eau je suis hermétique,

Mes mains flottent à la surface, sans vie pourquoi pas, ça ne doit pas être douloureux,

Je me noie dans mes tourments, ils m’étouffent, me mentent et je laisse faire,

En espérant renaître à la surface de ma vie et découvrir qu’enfin elle s’est tue…

 

Papillon

Crédit Photo : Corine Perséphone 

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16 avril 2014

Anniversaire

Anniversaire

 

Dans quelques jours se fête un anniversaire
Cette personne prendra un an dans notre ère
Si vous saviez à quel point elle est gentille
Comme si on mangeait une douce myrtille

Je l'ai connue virtuellement et non dans la vie
Pour vouloir la connaître, cela m'a bien suffit
Elle me donnait des conseils tous les jours
Et de plus en plus, j'éprouvais de l'amour

Pas un amour où deux êtres s'aiment
Mais un amour où il n'y aucun blasphème
Plus qu'une simple amitié, tellement...
Juste un élève et son enseignant

J'aimerais lui dire, tant bien que mal
Que ce jour est son jour spécial
Elle a le droit de se plaindre, d'aimer
J'aimerais la remercier d'être née.

A toi Papillon, joyeux anniversaire
Dans deux jours, tu pourras tout faire !
C'est avec le cœur que je t'enlace
Et avec un sourire, je t'embrasse.

 

Noémie

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23 mars 2014

Panser

Panser

 

Au fond d'un sac, je traînais.

Oubliée du monde, oubliée de ma réalité,

oubliée... c'est tout ce que je demandais...

Au fond d'un sac, je traînais,

quand une déesse m'a trouvée.

Avec elle alors, je me suis envolée...

(cliquez-nous, ou sur la photo plutôt...)

 Papillon

Crédit Photo : Corine Perséphone

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22 mars 2014

Gabriel

Gabriel

 

Un jour, ses mots m’ont fait trébucher alors je l’ai dévoré.

D’emblée, le courant est passé et je me suis attachée.

Esprit trouble-fête, bourlingueur passionné, jamais il n’arrête,

Son âme me dénude tandis que ses mots m’entêtent.

 

Confusion… il m’a défeuillée alors que je croyais m’être parée.

Entre mes lignes, il me devine, il me jauge, je frissonne…

Je fonds, délicate inquisition, ses caresses, ses baisers résonnent

Comme le miroir qui me renvoie le reflet de ses promesses…

 

Mes ardeurs s’animent, je me délecte d’avances, c’est l’enfer !

Attisée, je suis brasier, je me raisonne mais il me hante,

Il me sonde, il m’explore, insolent, voyeur mais pas vulgaire.

Je m’offre, soumise, sous des désirs qui frôlent l’indécence.

 

Devant l’écran noir, de mon côté, je me surprends à espérer

Qu’un jour peut-être, il donnera vie à ces fantasmes interposés.

En attendant, je regarde le clavier où mes mains restent posées,

Electrisées… Gabriel ! S’il te plaît, sois comme mes rêves, réalisé...

 

Papillon

Crédit photo : Corine Perséphone Autoportrait "Rouge sang et battement d'Elle"

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07 mars 2014

Papillon de nuit

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Mon monde est de tombes, chaque seconde,

Car il n’y a que la mort qui me dit que je vis…

Elle me fait peur, l’immonde amie ! Les années rient :

Lugubres, jolies, comme au loin le glas qui sombre.

 

Les heures violent mes humeurs nauséabondes,

Le trépas suit l’ennui : sans moi, tu es partie…

Dans la fosse, là-bas, ce n’est pas moi qui gis,

Au bord du gouffre, encore une fois je prends vie.

 

L’enfer d’où je viens ne tue pas : il atrophie !

J’ai fuis le mal pour trouver deuil et nuit : merci !

C’est entre les murs de la douleur que je vis :

Il n’y a que là que ma réalité jaillit…

 

Modèle et texte : Papillon

Crédit Photo : Corine Perséphone

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02 mars 2014

Bienvenue aux Enfers

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Sur les rives du Styx, dans la brume épaisse du rivage, je découvris une âme perdue.

 

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Je n’ai jamais rien connu d’autre que le Styx… ou alors je ne m’en souviens pas,

et jamais personne ne s’était aventuré jusqu’à moi aussi tranquillement

que celle qui se tenait là en cet instant… Je connais les Hommes et je ne les aime pas…

seules peuvent rester sur les rives du fleuve les âmes perdues,

coléreuses et salies par des péchés dont je me nourris.

Je fouille dans les entrailles de leur esprit et je donne vie,

pour leur plus grand malheur, à tout ce qu’ils ne veulent pas voir,

à tout ce sur quoi ils ferment les yeux… mal-être, haine, colère… Quel délice…

J’avançais doucement…

 

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Sortant du brouillard qui la masquait, l’être, mû par la curiosité, s’approcha,

tantôt craintive, tantôt intimidante. Je lui tendis une de mes plumes pour l’apprivoiser,

petite plume rouge que je détachais de mes ailes fraichement poussées.

 

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Que cherche-t-elle dans le cercle des enfers, aux abords de mon domaine,

à la limite de ma haine, de mes chaînes ?... Qu’a-t’elle là ?... Essaierait-elle de m’apprivoiser ?...

Elle se trompe : c’est elle, mon jouet…

Il me faut un bout d’elle… pour la célébration… !

 

 

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Elle s’en empara d’un geste vif et la déposa dans ses cheveux

avant de reculer doucement dans sa tanière pour y disparaître.

J’attendis, immobile, mes ailes sagement repliées dans le dos.

Quelques minutes plus tard, elle réapparut menaçante, le regard fou et armée d’un pic.

Je fus témoin alors d’une chose étrange. J’hésite encore aujourd’hui, au souvenir de cette scène.

Une sorte de danse, de rituel aux pas et gestes compliqués dont la signification devait être connue d’elle seule.

Elle avançait, reculait, arme brandie vers moi, pointée sur elle, criant, chantant…

elle semblait habitée par une puissance supérieure.

 

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Je fis appel à l’esprit des morts et à celui des condamnés ;

je les implorais de venir à moi maintenant et, contrariés, ils devinrent menaçants, imposants…

ils m’envahirent avec force, prenant possession de ma chair,

déchirant mon être dans une explosion d’âmes tourmentées. C’est alors que je la vis vraiment.

Présence lointaine et calme dans la désolation, elle m’appelait ; je me drapais de ses noirceurs…

et je sus que la hanter ne ferait pas naître sa folie mais la mienne.

Nées dans les mêmes douleurs, nous avions eu les mêmes peurs et subi les mêmes tempêtes.

C’était étrange de me perdre en elle, pour elle…

Elle  voyait en moi mieux que je ne pouvais le faire, reflet de ma tempête… Horreur !

 

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Captivée par ce rituel, je réalisais que des stigmates sanglants étaient apparus sur son corps…

son corps si blanc au sortir de la brume était à présent couvert de sang !

Plus la danse progressait, plus le sang abondait et plus elle semblait possédée,

se tailladant le bras, la jambe ! Comme dépitée, elle jeta son pic pour saisir un scramasaxe,

tout en psalmodiant des sons étranges.…

 

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Une révolte sourde grondait en moi. Je hurlais pour lui signifier ma surprise et ma peur

en lui jetant ma colère au visage à grands cris, que je puisais dans mes propres profondeurs.

Impuissante à l’enliser dans sa détresse, je me laissais emporter par la brume et mes propres cauchemars…

 

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Un autre rituel commença, plus posé.

La brume semblait faire partie de ce cérémonial, la masquant à mes yeux,

le temps de lui infliger de nouvelles blessures. J’imaginais des lames tout autour d’elle,

infligeant des sévices à ce pauvre hère.…

Elle s’effondra, inerte et ensanglantée.

Dans un ultime soubresaut, elle se redressa, tenta de se trancher la tête

puis jetât ses armes pour se baigner dans son sang.

Son expression changea, une foule d’émotions défila sur son visage : terreur, peur, haine, culpabilité, horreur, souffrance…

Quel drame venait-elle de revivre ? Combien de fois serait-elle obligée de vivre ces événements ?...

 

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Elle m’avait marquée et hanterait jusqu’à mon ombre... !

Non, elle n’en n’avait pas le droit !... Je suis la désolation de l’existence !

Tout ce qui meurt vit en moi… La souffrance m’appartient… !

Va, pars, tu n’as rien à faire là-bas…  je t’en prie, viens avec moi…

 

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Épuisée, implorante, elle se tourna vers moi pour un dernier appel au secours et s’effondra à mes pieds.

Impuissante à lever sa malédiction je m’éloignais doucement. J’étais déjà loin quand elle bougea.

Je la vis lécher ses plaies, repartir sur la pointe des pieds pour disparaitre,

comme avalée par les brumes du fleuve infernal…

Qui était-elle ? Qu’avait-elle fait ? Je n’avais été témoin que de son supplice, ici, sur les rives du Styx,

juste devant la bouche du Tartare…

  

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Elle partie comme elle était venue, silencieuse, me laissant à mes inquiétudes et mes châtiments…

Survolant les eaux boueuses des marécages, enveloppée de mystère,

ses ailes laissaient derrière elle une traînée couleur sang…

Morte-vivante au cœur de l’hadès…

 

Papillon et Corine Perséphone

Crédit photo : Corine Perséphone

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01 mars 2014

Chimère sur ma nuit...

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 Je pense à lui depuis l’autre nuit, rendez-vous clandestin

Que j’avais noté dans un coin discret de mon calepin…

J’attends, sagement, un mot, un signe de lui… mais rien,

Rien que l’insupportable silence entre mes murs gris…

 

Je m’endors ; sa main dans la mienne m’entraîne : « Viens… ».

Nos envies prennent vie le temps d’une passion sans frein,

L’évidence du désir nous étreint, portée du soir au matin :

Ivresse. Rien ne compte plus que les caresses de ses mains…

 

Soupirs dès l'aube, souvenirs de nos brûlantes étreintes...

Je me lève sans entrain, traînant mes chagrins quotidiens.

Il n’y a plus rien… juste le pli des draps sur lesquels j’ai dormi

Et mon besoin de lui pour égayer mes jours de pluie…

 

Papillon

Crédit photo : Corine Perséphone

Bijoux : Les Friandises

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10 février 2014

Nathalie

Nathalie

 

 Danser sous la pluie, célébrer la vie,

Le ciel est triste : mon cœur aussi,

Jour de deuil… Une femme, une sœur,

Des larmes sur le cœur, mon amie.

 

Je suis là sans y être, je suis seule

Dans un monde où rien ne compte

Sinon l’amour et la douleur…

Mes sens résonnent, émotions…

 

Les heures s’enchaînent, les pleurs aussi

Où se mêlent des rires… à ton souvenir.

Étranges jours de pluie… même sans toi,

Ils ont toujours autant de couleurs…

  

Papillon

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09 février 2014

L'étrangère

l'etrangère

 

 Sans rien dire, elle le regarde.

Ses cheveux lui donnent un air volage,

Son chapeau couvre une maîtresse,

Annonce d’une étreinte désirée.

 

Sans rien dire, elle l’écoute.

Son rire desserre son corsage,

Ses gestes révèlent une faiblesse,

Signe d’une émotion inavouée.

 

Sans rien dire, elle l’embrasse,

Son baiser cèle ses bavardages,

Son souffle dessine une caresse,

Présage d’un plaisir partagé.

 

Sans rien dire, elle l’aime,

Ses lèvres le réclament en partage,

Son sourire libère une ivresse,

Prélude d’un délice recherché.

 

Papillon

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